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La République Démocratique
du Congo après la Mort Tragique de Laurent-Désiré Kabila : Que Faire?!
Chers Compatriotes, Chers Amis du Congo et de l’Afrique
Dans moins de vingt-quatre heures, une semaine se sera écoulée depuis
la disparition tragique de Laurent-Désiré Kabila de la scène politique
congolaise. Il s’agit-là d’un événement qui, sans nul doute, fera
couler beaucoup d’encre. Il est, en tout cas, très tôt pour évaluer
l’impact que cet événement, pour le moins inattendu, va avoir sur
le destin du Congo et sur celui des autres pays de la région.
Quels que soient les sentiments des uns et des autres à l’endroit
de cet évènement, nous aimerions d’abord commencer par présenter
nos condoléances à tous ceux, Congolais et non- Congolais, qui se
sentent, en ce moment, profondément affectés par la disparition
brutale d’un homme qui, pour eux, était soit un parent, soit un
ami, soit un héros politique. Il s’agit-là, nous devons le reconnaître,
d’une donnée irrécusable de notre condition humaine à laquelle nous
ne pouvons que nous incliner.
Il est un fait évident que le bref règne de Laurent-Désiré Kabila
n’a été caractérisé que par une polarisation de la société congolaise,
voire de l’ensemble de l’Afrique. Sa mort subite risque donc d’intensifier
les sentiments des uns et des autres.
Chers Compatriotes, Chers Amis du Congo et de l’Afrique,
De quel côté du débat que nous nous trouvions et quels qu’eussent
été nos sentiments à l’endroit de Laurent-Désiré Kabila de son vivant,
nous pouvons tous nous mettre d’accord que nous devons maintenant
faire tout ce qui est en notre pouvoir pour transformer la tragédie
de sa mort en une opportunité réelle pour le Congo et pour l’ensemble
de l’Afrique centrale et de la région de Grands Lacs africains.
C’est, en tout cas, là le sens de l’appel que nous lançons en ce
moment au peuple congolais et à sa classe politique, que nous lançons
également à tous les peuples de la région et à leurs dirigeants,
et que nous lançons finalement à toute la communauté internationale
: Faisons absolument de cette tragédie une opportunité !
Chers Compatriotes, Chers Amis du Congo et de l’Afrique,
Il nous est d’avis que nous sommes à l’un de ces moments critiques
que le destin n’offre que parcimonieusement. Indubitablement, le
destin du Congo, de l’Afrique centrale et de la région des Grands
Lacs va dépendre de ce que nous allons faire ou que nous allons
manquer de faire au cours de prochains jours et de prochaines semaines.
Une mobilisation s’impose donc, et nous devons agir avec urgence
et détermination.
Les crises, en même temps qu’elles nous révèlent des déficiences
profondes ou représentent une menace de mort inidividuelle ou collective,
sont toujours aussi une aubaine, en ce sens qu’elles nous présentent
généralement avec une opportunité d’agir pour plus de vigueur, voire
pour une véritable renaissance. Mais cela a toujours dépendu et
dépendra toujours et largement de ce que les protagonistes, et les
victimes aussi, font de la chance inéspérée que le destin n’offre
que par moments.
En effet, la guerre de l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques
pour la Libération du Congo-Zaïre) avait offert une excellente opportunité
pour résoudre les problèmes du Congo et de la Région une fois pour
toutes. Nous tenons à affirmer ici, comme nous l’avons fait à maintes
reprises, depuis le début de ce dernier conflit, que la crise actuelle
est due au fait que nous (Congolais et membres de la Communauté
internationale) avons mal géré la fin de l’ère Mobutu. Avec la guerre
de l’AFDL et la chute du régime de M. Mobutu, nous avions, sans
doute, là une occasion opportune de réfléchir ensemble sur le passé
et d’élaborer un ordre nouveau des choses qui eût pu garantir, non
seulement un nouveau départ pour le Congo, mais aussi la paix et
la stabilité dans l’ensemble de la Région. L’erreur a été, peut-être
-nous le pensons, en tout cas, de nous être focalisés essentiellement
sur le départ de M. Mobutu. Nous n’avions eu de cesse à le dire
à l’époque et à brandir la menace. D’aucuns nous croyaient alors
inutilement pessimistes. Malheureusement, l’histoire semble nous
avoir donné raison.
Nous tenons à rappeler cela, non par pur plaisir intellectuel, mais
essentiellement pour faire ressortir l’idée que le plus important
aujourd’hui n’est pas tant de mettre fin à la guerre mais d’élaborer
un projet global qui aille au coeur des problèmes et qui définisse
une nouvelle orientation pour le Congo et pour la région. Comme
on aime bien le dire si souvent, quand bien même on s’en sert très
peu, sinon très rarement, ça ne sert à rien de soigner les symptômes
sans s’attaquer à la cause. Agir de la sorte revient, en définitive,
à une perte de temps, d’énergie et des ressources.
Il est donc évident que la disparition tragique de Laurent- Désiré
Kabila de la scène politique congolaise nous donne encore aujourd’hui
une occasion en or pour résoudre une fois pour toutes les problèmes
du Congo et de la région.
Chers Compatriotes, Chers Amis du Congo et de l’Afrique,
Trois tâches nous paraissent en ce moment être d’une importance
capitale, et l’avenir va dépendre largement de la manière dont nous
nous serons acquittés d’elles :
1. Le Secrétaire Général des Nations Unies devra prendre toutes
les dispositions nécessaires pour procéder le plus rapidement possible
au déploiement de toutes les troupes, en l’occurrence les 5.537
hommes, que le Conseil de sécurité de Nations Unies avait autorisées
dans sa résolution 1291 du 24 Février 2000. Il va de soi que nous
demandons ici aux membres du gouvernement de M. Kabila encore en
place à Kinshasa de coopérer entièrement avec les Nations Unies
à cette fin.
2. Il importe de procéder le plus rapidement possible à la formation
d’un gouvernement d’union nationale sous la direction d’un homme
compétent et crédible. Il est évident que le Congo n’est pas une
monarchie et que le choix de M. Joseph Kabila pour succéder à son
père est totalement inacceptable, et ce, pour multiples raisons
dont notamment son âge tendre et son manque manifeste d’expérience
et de qualification.
3. La mise en oeuvre du processus des accords de Lusaka doit être
accélérée, et les négociations politiques inter- congolaises se
doivent d’être organisées le plus rapidement possible. Nous aimerions
ici lancer un appel urgent au Président Frédéric Chiluba de Zambie
de prendre toutes les dispositions nécessaires pour convoquer ces
assises. Nous demandons aussi à toute la communauté internationale,
notamment aux Présidents Thabo Mbeki, George Bush, Jacques Chirac,
à Son Excellence le Roi des Belges, au Premier Ministre Britanique
Tony Blair, au Chancellier Allemand, aux Présidents Do Santos, Paul
Kagame, Mukabe, Yoweri Museveni, et Sam Nujoma, au Secrétaire Général
de Nations Unies, ainsi qu’au Secrétaire Général de l’OUA, de soutenir
le Président Chiluba dans toutes les initiatives qu’il pourra prendre
à cette fin. Nous pensons qu’avec un minimun d’effort et une véritable
détermination de la part des Congolais eux-mêmes et de la communauté
internationale, les négociations politiques inter-congolaises pourront
démarrer dans les toutes prochaines semaines sous la direction de
son Excellence M. Ketumile Masire, ancien Président du Botswana.
Chers Compatriotes, Chers Amis du Congo et de l’Afrique,
Nous aimerions aussi insister ici sur le fait que les négociations
politiques inter-congolaises prévues dans les accords de Lusaka
restent absolument le seul moyen de mettre fin, de manière durable,
à la crise congolaise. Pour ce faire, il faudra absolument que ces
négociations soient structurées sur le modèle de la Conférence de
paix somalienne qui a été organisée, avec succès, l’été dernier
à Arta en Djibuti. C’est dire, grosso modo, que ces négociations
devront être ouvertes.
Évidemment, pour espérer forger un consensus politique large et
profond, les négociations politiques congolaises se devront d'être
réellement représentantives du peuple congolais ; et il s'agit là
de quelque chose qui peut être réalisé facilement, s’il y a véritablement
une volonté politique de rassembler les fils et les filles du Congo
dans un esprit de dialogue et de franche collaboration afin d’aboutir
ensemble à une solution commune. Vouloir exclure certains à ce niveau
ou donner un quelconque avantage à d’autres ne pourra qu’être contre-productif.
Certes, étant donné qu’il n’y a jamais eu d’élections démocratiques
pluralistes dans l’histoire récente du pays et qu’il n’est donc
pas facile d’évaluer le poids politique des uns et des autres, un
choix équilibré des participants qui assure une représentativité
véritable de l’ensemble de la société congolaise ne va pas être
une sinécure. Cependant, étant donné les enjeux, il s’impose de
nous montrer aussi inventifs que possible. Nous aimerions, à ce
propos, suggérer qu’outre la catégorie des délégués, il soit prévu
la catégorie des participants ordinaires qui sera, elle, ouverte
à toute personne de nationalité congolaise, âgée de dix-huit ans
au moins, qui sera désireuse d’assister aux négociations politiques
congolaises, qui en fera une demande écrite motivée accompagnée
de son curriculum vitae et qui sera aussi éventuellement disposée
à se prendre en charge. A la différence des participants ordinaires,
les délégués seront ceux qui auront reçu un mandant explicite de
représenter une organisation ou un groupe d’organisations et seront
les seuls à disposer d’une voix délibérative. Il va de soi qu’une
telle double catégorisation permettra à la fois d’assurer la participation
la plus large possible en même temps qu’elle permettra de résoudre
le problème du coût financier de la prise en charge de la délégation
officielle. Au reste, nous aimerions aussi proposer que toute organisation
congolaise (politique ou autre) qui soit susceptible de documenter
son existence officielle et légale à au moins trois mois avant la
signature des accords de Lusaka puisse avoir automatiquement droit
à un délégué. Un tel critère objectif éviterait le danger de privilégier
indûment certaines organisations par rapport à d’autres. Sans doute,
les organisations qui seront réputées majeures pourront avoir droit
à trois délégués ou plus. Qui plus est, il ne s’agira pas, aux négociations
politiques inter- congolaises, d’aller exercer le pouvoir; auquel
cas il aurait été tout à fait concevable de chercher à assurer la
prééminence numérique aux groupes censés être électoralement les
plus importants. Il s’agira, par contre, à ces négociations politiques,
d’aller définir l’avenir politique du Congo ; quitte à ceux qui,
au terme de ce processus, recevront le mandat du peuple, d’exercer
alors légitimement le pouvoir auquel leur poids électoral leur aura
donné droit. Tel est l’enjeu fondamental à ce niveau du processus,
et l’issue souhaitable ne devra donc pas être confondue avec le
processus. Le souci majeur ici doit être de chercher à rassembler
et non à exclure. C’est d’ailleurs dans cette optique que nous pensons
que nous devrions absolument chercher à nous inspirer de la conférence
nationale somalienne de paix d’Arta à laquelle nous nous sommes
référé plus tôt. Plus d’un observateur international est d’accord
pour dire que, contrairement aux treize autres conférences qui ont
été organisées depuis 1991, la conférence d’Arta a eu la chance
d’aboutir, car elle a été, elle, ouverte à tout le monde, alors
que, par le passé, la participation avait été limitée aux chefs
de guerre exclusivement. Il est évident que les Somaliens et ceux
qui les aident ont fini par comprendre que leur pays -la Somalie-
n’appartient pas seulement aux chefs de guerre mais qu’il appartient
à tous les Somaliens au même titre. Il est tout aussi important
de remarquer qu’à la conférence d’Arta, l’on avait prévu d’accorder
seulement trois minutes de parole à toute personne qui voulait adresser
la conférence et qui qu’il fût. Le principe de l’égalité des participants
y a été ainsi bien respecté. Il s’agit assurément là des recommandations
fort importantes dont nous devrions nous inspirer pour l’organisation
des négociations politiques inter-congolaises.
Nous aimerions finalement insister sur le fait que, pour faire aboutir
les accords de Lusaka et donner une chance à leur pays et à la région,
les Congolais ont besoin, pour au moins une fois dans leur histoire,
de privilégier le processus et de se mobiliser autour d’un idéal
commun : l’édification d’une société d’institutions et d’un Etat
de droit. Sans cela, rien de substantiel ne saura sortir de ce processus.
Nous devrions, du reste, nous mobiliser autour de points suivants
:
a) Obtenir de Nations Unies et de l’Organisation de l’Unité Africaine
(OUA) l’envoi d’une mission conséquente de maintien de la paix.
Incontestablement, pour faire aboutir le processus des accords de
Lusaka sur le Congo, il nous faudra absolument obtenir de la Communauté
internationale qu’elle soutienne l’envoi au Congo d’une force conséquente
(d’au moins trente mille hommes) de maintien de la paix. Il est
vrai que, chaque fois que nous disons cela, l’on nous oppose le
coût éventuel d’une telle opération. Mais, il nous appartient à
nous de faire remarquer que la guerre coûte sûrement plus cher que
la paix, et que, si l’on veut la paix, l’on ne doit absolument pas
lésiner sur les moyens. Ne dit-on pas que la paix n’a pas de prix
?
b) Une présence effective continue des Nations Unies et de l’OUA
au Congo ; et nous prenons cette occasion pour remercier le Secrétaire
Général des Nations Unies qu’il ait, en dépit de toutes les vexations
possibles, pu maintenir son Représentant spécial permanent au Congo,
M. Kamel Morjane. Nous pensons toujours, comme nous l’avions dit
l’année dernière qu’il vaudra mieux aussi que le Secrétaire Général
de l’Organisation de l’Unité Africaine fasse de même. Il nous faut
absolument un engagement conséquent de la Communauté internationale
et une volonté manifeste de sa part de nous accompagner, dans cet
effort nettement difficile, jusqu’à la résolution complète du conflit
et jusqu’à une stabilisation acceptable de la situation.
c) Les conditions essentielles de la réussite du “débat national”.
Il ne fait point de doute que le succès des accords de Lusaka tient
impérativement à la réussite de prochaines négociations politiques
entre Congolais. L’échec de ces négociations consacrera indubitalement
l’échec des accords de Lusaka. Il importe donc que les Congolais
cessent de chercher simplement à se positionner et qu’ils fassent
preuve d’une réelle responsabilité politique et historique. Il faudra
alors que ceux qui veulent aller au débat national cherchent à y
aller, non point pour se positionner politiquement ni pour assurer
leur avenir politique, mais pour apporter leur franche contribution
à l’émergence d’une nouvelle ère de paix et de prospérité, non seulement
pour le Congo, mais pour l’ensemble de la région. Nous devons penser
ces assises politiques prochaines sur le Congo comme un événement
fondateur, comme un événement de portée historique et qui soit de
nature à marquer le psychisme des générations futures des Congolais,
un événement qui serait à la hauteur de l’Assemblée nationale constituante
de 1789 en France ou de la Convention de Philadelphie de 1787. Il
ne fait point de doute que nos intérêts individuels et ceux de nos
fils et de nos arrière-arrière-petits-fils ne seront garantis que
si les intérêts du Congo et de la région sont garantis. Il importe
aussi que l’Organisation de l’Unité Africaine, à qui a été confié
le mandat d’aider les Congolais à se réconcilier avec eux-mêmes,
fasse preuve de neutralité, de persévérance et d’ingéniosité. L’OUA,
à commencer par les Congolais eux-mêmes d’ailleurs, devra s’assurer,
en l’occurrence, que la délégation congolaise à ces assises soit
réellement représentative de la société congolaise dans son ensemble.
Chers Compatriotes, Chers Amis du Congo et de l’Afrique,
Nous devons finalement tout faire pour faire comprendre à toute
la communauté internationale qu’elle a tout à gagner, et rien à
perdre, en oeuvrant sincèrement et activement pour la cause de la
paix, de la stabilité et du développement au Congo et dans toute
la région. La communauté internationale se doit d’arrêter le comportement
mercenaire et exclusivement mercantiliste de certains des opérateurs
internationaux. Les médias internationaux doivent aussi faire l’effort
d’informer convenablement et en profondeur. Les clichés qu’ils véhiculent
autant que l’information superficielle qu’ils présentent n’aident
pas -ils desservent en tout cas- la cause de la paix dans la région.
Une bonne information est possible et ils en ont tous les moyens.
Le Congo peut bien être transformé en une société conviviale, où
il fasse beau vivre. La décision est absolument entre nos mains,
et comme l’a dit Walter D. Wintle, “la dure bataille de la vie,
ce ne sont pas toujours les plus forts ni les plus rapides qui la
gagnent. Mais l’homme qui tôt ou tard remporte la victoire est celui
qui pense qu’il en est capable”. Seulement, pour pouvoir espérer
gagner ce pari, nous devons d’abord définir les conditions de réussite
et nous engager ensuite à les réaliser, avec détermination. Pour
être durable, la paix doit être juste, c’est-à-dire qu’elle doit
créer un cadre tel que, pour toutes les générations à venir, chaque
fils et chaque fille du Congo aura le sentiment de vivre dans un
monde où il lui sera permis de se réaliser à la hauteur de ses efforts
et de ses aspirations et où le fait d’être Congolais ne sera pas
en lui- même, comme aujourd’hui, un terrible handicap au bonheur.
Pour être durable, la paix doit reposer sur un désir et un effort
collectif de réconciliation et de cohésion. Seulement, la réconciliation
exige, non point une table rase, mais une reconnaissance honnête
des torts et des responsabilités, c’est- à-dire une réconciliation
avec soi-même et avec le passé. Il faut donc pour aspirer à une
paix durable que chacun de nous fasse son propre examen de conscience
et se réconcilie d’abord avec lui-même et avec sa conscience et
ensuite avec sa société.
Une paix durable et juste exige donc que ceux qui ont fait couler
le Congo ou qui continuent à le faire prennent la mesure de leur
responsabilité historique et qu’ils aient l’humilité de demander
pardon au peuple Congolais et que ce peuple lui- même ait, à son
tour, la magnanimité de pardonner, en comprenant qu’il aura tout
à gagner du pardon que du châtiment. Tout est donc encore possible
pour le Congo, pour la région et pour l’Afrique. Cela demande seulement
que nous osions tous le changement et surtout que nous en définissions
bien au préalable les conditions nécessaires de réussite.
Osons donc, mes chers compatriotes, transformer la tragédie de
la disparition subite et tragique de Laurent-Désiré Kabila en une
opportunité réelle pour le Congo, pour la région et pour l’ensemble
de l’Afrique.
Je vous remercie pour toute votre attention et je vous laisse avec
cette phrase à méditer :
“La misère et la pauvreté ne sont une malédiction que là où le génie
de l’esprit humain n’est pas mis à profit”
© Alafuele M. Kalala, 2001
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